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La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a fait mardi le point des activités qu’elle a réalisées depuis la prestation de serment de ses membres le 20 octobre 2017. Ces activités ont permis de projeter les futures consultations électorales. Ainsi les élections locales sont-elles annoncées pour le 16 décembre et seront couplées avec le référendum alors que les élections législatives sont maintenues pour le 20 décembre conformément à la feuille de route de la CEDEAO.

Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) mobilise les populations contre  la poursuite des travaux de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Le Mouvement s’indigne  contre le  caractère « illégitime  » de la Commission dans l’exercice de ses fonctions et prévient d’une parodie d’élections. L’organisation de la société civile appelle  les Togolais à ne pas se laisser duper par  la CENI actuelle qui, selon elle, n’est pas une institution juste et crédible devant prôner le vivre ensemble au Togo.

Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) relève des dysfonctionnements  qui mettent à mal  la crédibilité des élections au Togo. S’indignant mercredi de la poursuite des travaux de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI),  le parti politique estime que les divers échecs électoraux que le Togo a connus jusqu’alors ont pour cause des anomalies qui entachent les textes régissant l’organisation des scrutins. Des anomalies qui selon lui doivent être corrigées avant la mise en place de la CENI devant organiser les prochaines législatives.

Kodjona Kadanga vient d’annoncer le démarrage du recensement électoral en prélude aux prochaines élections législatives. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) fonce et ignore tous les reproches de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. L’opposition rumine sa colère en attendant l’arrivée à Lomé le 27 août prochain des facilitateurs de la crise.

Gerry Komandega Taama ne trouve pas toujours d'inconvénients à ce que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) reprenne ses activités après les avoir suspendues suite aux exigences du dialogue inter-togolais. Le Président national du Nouvel Engagement Togolais (NET) a réitéré mardi son envie de voir la Commission aller au bout de sa mission. Pour lui, seule la CEDEAO a les prérogatives de recadrer la CENI si elle trouve que sa feuille de route est déviée.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition a dénoncé jeudi une provocation de la part du pouvoir togolais après l’annonce par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la reprise de ses activités.  Le regroupement politique dirigé par Brigitte Adjamagbo-Johnson a fustigé l’attitude du gouvernement togolais qui continue de prendre des décisions de façon unilatérale, malgré les concessions faites de part et d’autre pour arriver à la feuille de route définie par la CEDEAO. Pour Jean Kissi, le Secrétaire général du CAR, qui intervenait jeudi au nom de la coalition, cette attitude risque de mettre le feu aux poudres.

La Commission  Electorale Nationale Indépendante (CENI) n'a certainement pas l'intention de perdre du temps pour redémarrer le processus devant aboutir aux législatives du 20 décembre prochain.  L'institution dirigée par le Prof Kodjona Kadanga a indiqué mercredi avoir repris ses activités alors que la feuille de route de la CEDEAO recommandait la participation de tous les acteurs. De même, le Président de la Commission de la CEDEAO a annoncé mercredi à Lomé une prochaine réunion du Comité de suivi de mise en oeuvre des décisions de la CEDEAO pour établir un chronogramme devant aboutir à des élections justes.

Selon les résultats d’un sondage réalisé fin 2017 par Afrobaromètre et rendus publics en milieu de semaine à Lomé, plusieurs togolais ne sont pas satisfaits du nouveau découpage qui a donné 116 communes. Le sondage traite également de la question de la confiance en la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Il ressort des résultats 46% des togolais n’ont pas du tout confiance en cette institution alors que 12% lui font beaucoup confiance.

Le gouvernement togolais a-t-il réellement suspendu le processus électoral comme l’avait indiqué le communiqué sanctionnant le 3è round du dialogue inter-togolais ? C’est la question que certains acteurs politiques togolais se posent vendredi après avoir vu une note adressée par le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales et qui évoque la mise en place des Comités des Listes et Cartes (CLC) par la CENI.

Réuni mercredi en Conseil des Ministres présidé par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, le gouvernement togolais a décidé faire avancer le processus devant aboutir aux différentes élections en 2018 dans le pays. Alors que le dialogue politique annoncé peine à être tenu et que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est toujours incomplète, le gouvernement a fixé le nombre des commissions électorales locales et annoncé le démarrage de la révision des listes électorales pour ce mois de janvier.

OTR