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La recomposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) arrêtée à la 2e réunion du Comité de suivi des recommandations de la CEDEAO n'est pas une injonction. C’est la position qu’affiche l’Union des forces de changement (UFC). Le parti de Gilchrist Olympio reproche à la C14 de d’avoir abandonné ses revendications au détriment des élections. Contrairement à OBUTS et au NET, l’UFC veut continuer à siéger au sein de l’institution en charge de l’organisation, au nom de l'opposition.

Gilbert Bawara n’est pas du tout d’accord avec la Coalition des 14 partis de l’opposition qui continue de poser des exigences et préalables pour la suite de l’organisation des élections après avoir salué l’avancée obtenue au sujet de la CENI le 23 septembre dernier lors de la 2ème réunion du comité de suivi de la CEDEAO. Lors d’un entretien improvisé avec un groupe de médias dont Togo Breaking News, le ministre de la fonction publique a indiqué que le gouvernement togolais a pris toutes les dispositions pour que le processus électoral se poursuive et aboutisse aux législatives le 20 décembre prochain. De même, il exhorte les populations togolaises à s’inscrire massivement sur les listes électorales pour pouvoir se déterminer le jour du vote, parce que dit-il, il n’y aura pas de session de rattrapage. 

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a exigé mercredi l’arrêt du processus électoral en cours et la suspension du recensement électoral dont le démarrage est prévu pour le 1er octobre prochain. Le regroupement politique conteste à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) que dirige Kodjona Kadanga, le droit de continuer les activités sans les représentants des partis d’opposition. La Coalition exige par ailleurs la recomposition des démembrements de la CENI ainsi qu'un nouveau chronogramme, faute de quoi, elle se retirera du processus électoral.

Le Nouvel Engagement Togolais (NET) a réagi lundi sur les conclusions de la 2e réunion du comité de suivi de  la mise en œuvre des recommandations de la feuille de route de la CEDEAO tenue dimanche à Lomé. Le parti de Gerry Taama  qui a  un représentant à la CENI dit prendre acte des décisions de la CEDEAO mais déplore une violation flagrante du code électoral. Toutefois, il ne conteste pas le compromis politique trouvé entre les protagonistes, au nom de l’intérêt national.

Au sortir de la 2e réunion du Comité de suivi de mise en œuvre des recommandations de la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo, l’opposition s’est félicitée d’avoir obtenu, après d’âpres discussions, la recomposition de la CENI. Une affirmation qui ne passe pas au niveau de la délégation du pouvoir où on estime qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Là-bas, on se réjouit plutôt de la poursuite du processus électoral.

La 2e réunion du Comité de suivi a permis dimanche aux représentants des facilitateurs et au président de la Commission de la CEDEAO de poursuivre les échanges avec les protagonistes togolais au sujet de la mise en œuvre de la feuille de route. A l’issue on note que la composition de la Commission électorale sera revue au plus tard le 30 septembre prochain. Un chronogramme de mise en œuvre des décisions de la CEDEAO a été présenté et les experts électoraux de l’organisation communautaire démarrent leur mission dès lundi.

La Commission électorale nationale indépendantes (CENI) a délivré dimanche à Lomé les premières cartes d’électeurs en prélude au démarrage du recensement électoral le 1er octobre prochain dans la zone 1. L’opération de simulation qui marque la fin de la formation des agents électoraux a été lancée par le Président de la CENI, Kodjona Kadanga en présence des membres de l'institution. La cérémonie a connu également la participation du ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi.

Le Comité de suivi de la mise en œuvre des recommandations de la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo tient depuis quelques heures sa 2e réunion à Lomé. Animée par les représentants des deux facilitateurs en présence des protagonistes, cette réunion est consacrée à l’épineuse question de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). L’organe en charge de l’organisation des prochaines élections est rejeté par l’opposition. Se prononçant à l’ouverture de la rencontre, le Président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou a expliqué que ladite réunion devra permettre de trouver des solutions à la question de la CENI en vue du renforcement du processus devant aboutir à des élections libres et transparentes.

La promotion PYPA 2018 (Program for Young Politicians in Africa) se donne les moyens pour parvenir à ses objectifs. Celui d’accroître la participation et l'influence des jeunes en politique et dans la société dans le sens de la consolidation de la démocratie et des droits humains. Elle a ouvert vendredi à Lomé une session de formation sur le thème : « la jeunesse et gestion de conflits : cas d’une crise née d’un projet de loi sur le quota des jeunes au parlement ». La formation est prévue pour deux jours et devra permettre aux jeunes de s’armer pour gérer les conflits et s’incruster dans les instances décisionnelles.

Attendus à Lomé cette semaine, les facilitateurs de la CEDEAO n’ont pas finalement effectué le déplacement qui aurait permis de clarifier la question de la Commission électorale et fixer pouvoir et opposition sur l’application des décisions de l’organisation communautaire. Mais en attendant, le Comité de suivi revient à Lomé dimanche prochain pour évoquer l’exécution de la feuille de route. Un retour qui s’annonce après que le gouvernement ait entériné jeudi en Conseil des ministres, les dates du recensement électoral.

OTR