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L'Union des Forces de Changement (UFC) n'a pas attendu longtemps pour expliquer ce qui justifie le retrait de son représentant à la CENI. Quelques heures après que l'assemblée nationale a nommé  Francis Pedro Amuzun, membre de la Coalition de l'opposition en remplacement de Jean-Claude Homawoo, le parti réagit et évoque un choix qui fait suite à la demande du facilitateur ghanéen. La formation politique du fils du père de l'indépendance appelle à nouveau aux réformes politiques.

Les autorités togolaises n’entendent pas céder au sujet de l’organisation le 20 décembre des élections législatives telle que préconisée le 31 juillet dernier par la CEDEAO dans sa feuille de route pour une sortie de crise au Togo. Réuni jeudi en Conseil des Ministres, le gouvernement a convoqué le corps électoral à aller aux urnes le 20 décembre prochain.

Il est le 2e sur la liste de 8 personnes devant siéger au sein de la CENI comme des représentants de la Coalition de l’opposition togolaise. Francis Pédro Amuzun, un temps recalé, a reçu jeudi l’onction de l’Assemblée nationale pour intégrer la CENI. C’était au cours d’une séance plénière tenue jeudi à Lomé. Si les députés de la majorité et des autres partis de l’opposition ont voté favorablement, ceux de l’UFC ont voté contre. La composition paritaire de l’organe en charge de l’organisation des élections sera désormais une réalité après la prestation de serment des 8 personnes choisies par la Coalition.

La CEDEAO se réactive pour une meilleure coordination de la mise en œuvre des recommandations devant sortir le Togo de la crise sociopolitique qu’il traverse depuis plus d’un an. Deux jours après la sortie de la Coalition de l’opposition, qui estime que le pouvoir de Faure Gnassingbé a mis en échec la résolution pacifique de la crise, le Président guinéen, Alpha Condé convie les leaders du regroupement à Conakry pour une concertation. Le co-facilitateur de la CEDEAO évoquera la feuille de route dont la mise en oeuvre divise le pouvoir et la Coalition des 14 partis politiques.

Tout comme dans la Zone 1, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a décidé de proroger le délai des opérations de recensement électoral d’un jour. Le but, selon l’institution présidée par le Prof Kodjona Kadanga est de permettre aux togolais en âge de voter dans cette la Zone 2 de se faire enrôler.

Le président du Groupe parlementaire UNIR a expliqué mardi la démarche de l’Assemblée nationale et de la majorité parlementaire qui a consisté à nommer 4 des 5 représentants de la Coalition de 14 à la CENI. Pour Christophe Tchao, il n’est pas bienséant de laisser continuer le blocage à la CENI. L’ancien ministre explique qu’en attendant une réaction du Comité de suivi sur le droit de siège de l’UFC à la CENI, il faut compléter l’institution en charge des élections pour la poursuite du processus électoral.

Au lendemain de la nomination de 4 représentants de la Coalition à la CENI par les députés UNIR à l’Assemblée nationale, le regroupement de 14 partis politiques de l’opposition a dénoncé un passage en force du pouvoir et appelle les populations togolaises à se tenir prêtes pour de nouvelles manifestations de rue à travers le pays. Les leaders de la Coalition estiment que le régime de Faure Gnassingbé a mis en échec le règlement pacifique de la crise.  

L’assemblée nationale togolaise a nommé lundi 4 des 5 représentants de la coalition des 14 partis politiques qui doivent siéger à la CENI au titre de l’opposition parlementaire. C’était au cours de session plénière tenue ce jour. La nomination a été faite dans une ambiance surchauffée et a été boycottée par les députés de l’opposition. Désormais, 7 des 8 personnes proposées par la Coalition de l'opposition ont reçu l'aval du Parlement, en attendant une réaction du Comité de suivi de la CEDEAO.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) poursuit les opérations de recensement dans la Zone 2 en vue de la constitution d’un nouveau fichier électoral. Le recensement, dénoncé et boycotté par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition, qui attend son entrée à la CENI, s’achève le mercredi prochain dans la partie septentrionale du pays. Mais, la polémique s’enflamme au sujet du gonflement des données avec l’enrôlement des mineurs. Des membres de la CENI réagissent et dénoncent une mise en scène.

Gilchrist Olympio sera à Lomé le dimanche prochain. Le président national de l’Union des Forces de Changement (UFC) donné pour être actuellement dans un « état critique » en France, a décidé de rentrer à Lomé pour suivre l’évolution de la situation politique et planifier les prochaines activités de son parti. Selon les responsables de l'UFC, il devrait également situer l’opinion.

OTR