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Col Madjoulba: Siou réclame le corps, Taama appuie la démarche Featured

Written by  Mai 11, 2020

Les habitants de Siou ne décolèrent pas. Ils ont de nouveau battu les pavés lundi pour réclamer le corps du colonel Bitala Madjoulba assassiné dans la nuit du 3 au 4 mai dernier. La manifestation a pris de l'ampleur avec la participation des populations du canton de Koka, Tenega, Niamtougou et de Baga. Gerry Taama, député, natif du milieu et parent du feu Col Madjoulba soutient le mouvement.

C'est la 2è manifestation spontanée dans le Doufelgou au nord Togo après la mort du 1er Bataillon d'intervention rapide.

A la première sortie, ils étaient des centaines à exiger la vérité sur la disparition de leur frère, retrouvé mort dans son bureau. Ce lundi, le mot d'ordre a changé. Les manifestants demandent cette-fois le corps du défunt pour se conformer aux rites de la localité.

La marche a drainé une marée humaine et a chuté à la préfecture de Doufelgou où les  manifestants ont donné un moratoire de 3 jours au préfet.

Pour Gerry Taama, c'est une revendication légitime. Le fils de Doufelgou, parent et natif de Badidigou révèle qu'il n'est pas de leur tradition de conserver le corps d'une personne assassinée.

"En tant que  fils de Siou, je soutiens leur démarche. Dans notre tradition, quand une personne meurt assassiné, on ne laisse pas le corps à la morgue. Il y'a des rites spéciaux à faire, et on l'enterre immédiatement" a écrit l'honorable Taama sur sa page facebook.

Le leader national du Nouvel Engagement Togolais (NET) ajoute qu'au  point où ils  en sont, ils  ne réclament  même plus justice. Simplement le corps du défunt pour son inhumation. Lui-même fera son combat dans l'au-delà.

Rappelons qu'une commission d'enquête présidée par le général Damehame Yark a été mise sur pied pour travailler sur la vérité sur la mort du colonel Madjoulba.

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Last modified on lundi, 11 mai 2020 16:30
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