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Togo: Un terrain identifié pour construire une nouvelle prison civile Featured

Written by  Oct 26, 2019

Le gouvernement togolais  étudie la fermeture de la prison civile de Lomé telle que recommandée par le Comité des Nations Unies contre la torture. Selon les informations, au lieu d’une amélioration,  l’Etat opte plutôt pour une destruction de la prison existante. On apprend qu’un terrain est déjà identifié pour ériger une nouvelle maison d’arrêt respectant les normes.

La dernière réunion du comité de lutte contre la torture à Genève recommande à l’Etat togolais  la fermeture définitive et sans délai de la prison civile de Lomé.

Pour le Comité des Nations Unies contre la torture, la prison civile de Lomé ne respecte pas la dignité humaine, au vu notamment de la surpopulation carcérale.

Cette recommandation des Nations Unies a occupé une partie des travaux en commission des députés togolais sur le projet de loi portant code de l’organisation judiciaire.

La préoccupation du parlement a amené le commissaire  du gouvernement, Kokouvi Agbetomey  garde des sceaux, ministre de la justice a dévoilé le projet du gouvernement sur le sujet.

« Le projet de construction de la nouvelle prison est en étude. D’ailleurs, un terrain a été identifié à cet effet », a  révélé M. Agbetomey.

Il reconnait que la prison civile de Lomé connait des problèmes de surpopulation. Cependant il se félicite des efforts qui sont faits par l’Etat pour améliorer les conditions de détention.

Le Garde des sceaux, ministre de la justice assure que cet établissement pénitentiaire sera bel et bien reconstruit, un peu comme plusieurs d’autres d’ailleurs.

« Le projet de constructions de nouvelles prisons entamées par le gouvernement permettra de régler ces problèmes de surpopulation. Un comité interministériel est mis en place à cet effet » a-t-il ajouté.

A Lomé, la prison a une capacité de 660 personnes dans le quartier des hommes. Actuellement, ils sont pourtant plus de 2200 détenus répartis dans une quarantaine de bâtiments. C’est plus de trois fois que ce qui était initialement prévu.  Cette surpopulation rend les conditions de détention insupportables et inhumaines.