L’hôpital préfectoral de Tabligbo aura une peau neuve sous peu grâce à ScanTogo et  Wacem. Les deux entreprises ont lancé vendredi les travaux de réhabilitation de ce centre de santé. Le projet s’inscrit dans le cadre de la promotion du développement local que s’est prescrite ScanTogo, l’une des filiales de la Fondation HeidelbergCement-Togo.

Les richesses du sous-sol togolais ne profitent pas encore aux communautés hôtes. L’inexistence des infrastructures de base de qualité notamment des routes, des écoles, des hôpitaux et les conditions de vie déplorables des populations de ces communautés en sont la preuve. Malgré plusieurs appels et l’adoption des dispositions obligeant les entreprises minières à remplir leur responsabilité sociétale, rien ou presque n’a encore changé. Plutôt, l’on assiste à des violations de droits humains et à une pauvreté endémique dans ces communautés. Dépassés, certains chefs traditionnels des préfectures de Vo et de Yoto viennent de monter au créneau et en appellent aux autorités togolaises.

La société Wacem ne change pas ses pratiques d’exploitation des togolais qui y travaillent. Deux ans après le drame qui a coûté la vie à 5 togolais, les employés souffrent toujours le martyr dans cette usine. La situation n’est pas meilleure pour les familles des victimes qui attendent toujours les dédommagements.

La semaine dernière la police togolaise a démantelé un vaste réseau de faussaires Wacem. Les investigations ont permis de mettre la main sur 5 personnes à savoir 2 togolais et 3 indiens. Ces prévenus ont été déférés mardi à la prison civile d’Aného.

C'est la chasse aux dirigeants et employés mafieux à Wacem cette semaine. La police a démantelé un vaste réseau de voleurs au sein de cette usine et a réussi à mettre la main sur six personnes.

Le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya était jeudi devant la représentation nationale pour répondre aux questions des députés. L’interrogatoire portait sur West african cement (Wacem), son actionnariat et le scandale d’évasion fiscale, Panama Papers.

Ça craint une nouvelle grogne sociale à WACEM dans les jours à venir. La suspension de l'employé  Kodjovi Sedonou de  cette usine fait remuer le couteau dans la plaie de ses camarades qui ont pris la ferme résolution de remettre au goût du jour leurs revendications.

La société WACEM a été condamnée jeudi par le tribunal de Première instance de la ville de Tabligbo (80km de Lomé) à une lourde peine d'amende dans le dossier du drame intervenu dans cette usine le 30 juin 2015.

Les revendications des employés de Wacem et de Fortia traînent à leur être accordées et ils ont perdu patience huit mois après la signature de l’accord tripartite. Ils ont, pour cette cause, tenu une assemblée générale dimanche à la Place de l’Indépendance de la ville de Tabligbo au cours de laquelle ils ont lancé un nouvel ultimatum.

Jean-Pierre Fabre a appelé mercredi à une enquête indépendante sur les opérations off-shore de la société WACEM objet des publications des « Panama Papers » ; un audit institutionnel destiné à clarifier le statut juridique et légal de WACEM au Togo et un audit comptable et fiscal de la société WACEM permettant de procéder, le cas échéant, à un redressement fiscal conséquent.

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