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L’Association des Victimes de Tortures au Togo (Asvitto) a alerté dimanche au sujet d’un « transfert de prisonniers politiques à une destination inconnue ». L’organisation a dénoncé des formes de torture morale sur des détenus qui seraient même victimes de la covid-19. Une situation qui échapperait au premier responsable de la prison civile de Lomé.

Le directeur de l’administration pénitentiaire s’est prononcé sur la brève émeute survenue mardi à la prison civile de Lomé. Idrissou Abikou a également éclairé l’opinion sur la condition de Kpatcha Gnassingbé, détenu dans cette maison d’arrêt depuis plus de 11 ans. L’ancien ministre de la défense n’avait pas quitté la prison, informe M. Akibou.

C’est la révolte depuis mardi matin à la prison civile de Lomé. Dans ce lieu de détention, 20 prisonniers ont été testés positifs au Coronavirus ; ce qui fait des autres pensionnaires des cas suspects. Ils exigent alors leur libération. Mais les forces de défense et de sécurité ne se sont pas fait prier avant de tirer des gaz lacrymogènes. On dénombre déjà plusieurs blessés.  

L’Union européenne assiste les prisons civiles du Togo dans la lutte contre la propagation de la pandémie du COVID-19. Des lots de matériels évalués à 150 millions FCFA ont été remis à 13 prisons civiles du Togo vendredi. Cet apport s’inscrit dans le cadre de l’appui de l’UE aux efforts du gouvernement togolais.

Le Ministre de la Justice Pius Agbétomey a annoncé cette semaine la construction avancée d'une nouvelle prison à Lomé. Elle est censée accueillir les détenus condamnés à des peines longues. Mais en attendant, il vient de suspendre jusqu’à nouvel ordre les visites aux prisonniers dans toutes les prisons civiles du Togo.

Le Chef de l’Etat togolais a gracié jeudi 1048 prisonniers. A Lomé, l’opération ne s’est pas déroulée comme une lettre à la poste. Les détenus qui n’ont pas bénéficié de la largesse discrétionnaire de Faure Gnassingbé ont manifesté leur colère.

Faure Gnassingbé a ordonné jeudi la mise en liberté immédiate de 1048 prisonniers. C'est une grâce présidentielle dont le but est d'éviter la propagation de la pandémie à Coronavirus dans les lieux de détention au Togo.

Un incendie a ravagé mercredi le camp des gardes pénitentiaires de Vogan. Le bilan provisoire fait état de plusieurs dégâts matériels.

Le gouvernement togolais  étudie la fermeture de la prison civile de Lomé telle que recommandée par le Comité des Nations Unies contre la torture. Selon les informations, au lieu d’une amélioration,  l’Etat opte plutôt pour une destruction de la prison existante. On apprend qu’un terrain est déjà identifié pour ériger une nouvelle maison d’arrêt respectant les normes.

Le Togo attend impatiemment les recommandations du Comité des Nations Unies contre la torture après la présentation de son rapport le 26 juillet dernier à Genève en Suisse. Mais d’ores et déjà à l’issue des questions qui ont été au cœur des échanges après la soumission du rapport de la délégation togolaise, des voix s’élèvent pour exiger la fermeture pure et simple de la prison civile de Lomé. Pour les experts, membres du Comité contre la torture, la maison d’arrêt de Lomé ne respecte pas la dignité humaine.

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