Ils ont eu à gérer les différentes communes du Togo depuis de nombreuses années. Il s’agit des présidents des délégations spéciales nommés à la tête des collectivités décentralisées depuis les années 1990. la plupart s’apprête à passer le témoin aux maires légitimement élus à l’issue des élections locales des 30 juin et 15 août derniers. Mais avant, ils sont tenus de préparer des comptes à rendre au plus tard le 25 septembre prochain. Du travail et des soucis pour la plupart de ces anciens "maires nommés" qui sont pris de court.

Le ministre togolais de l’administration territoriale a donné jeudi le ton à la célébration au Togo de la première journée africaine de l’enregistrement des faits d’état civil et de l’établissement des statistiques d’état civil. Prévue pour être observée chaque 10 août par l’Union Africaine, cette journée sera marquée par plusieurs activités au Togo. La célébration démarrée jeudi sera une occasion pour sensibiliser le public sur l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil. A l’occasion, le ministre Payadowa Boukpessi appelle les parents à déclarer les naissances et à retirer les actes une fois établis.

Depuis quelques temps au Togo, les braquages se multiplient. Les malfaiteurs ayant trouvé une faille dans le dispositif sécuritaire font la loi. Excédé par la tournure des évènements, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a projeté une manifestation sur le 25 juillet prochain pour réclamer plus de sécurité pour les citoyens togolais. Mais deux jours seulement avant la manifestation, le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi sort une lettre d’interdiction.

L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo (ACAT-Togo) réagit au courrier du ministre en charge de l’administration territoriale qui demandait à la CENI de lui refuser le droit d’observer les municipales du 30 juin. L’association accuse le ministre Payadowa Boukpessi d’avoir violé les textes garantissant un Etat démocratique et de « diffamation ». L’organisation dénonce un « pur mensonge » du ministre et se dit prête à prouver ses sources de financement.

La question du fichier électoral fait partie des raisons pour lesquelles une grande partie de l’opposition togolaise a boycotté les législatives du 20 décembre dernier. Mais à quelques jours des prochaines locales, personne au niveau de l’opposition togolais n’en parle. Pour le ministre en charge de l’administration territoriale, sur recommandation de la CEDEAO, l’ancien fichier électoral a été jeté à la poubelle.

La liste « Ensemble pour le Togo » de Pascal Bodjona n’a pas été repêchée malgré le recours introduit devant la Chambre administrative de la Cour suprême. L’ancien Directeur de cabinet de Faure Gnassingbé, qui avait pourtant eu gain de cause dans une affaire liée à la dénomination de sa liste, ne pourra finalement pas participer aux élections locales. Mardi, le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi a accusé l'équipe de Bodjona d'avoir présenté des candidats au nom d’une ONG apolitique qui n'avait rien à faire aux élections.

Le Parti national panafricain (PNP) ne pourra pas marcher dans 10 villes du Togo le 13 avril prochain. Le ministre togolais de l’administration territoriale refuse la manifestation dans 7 villes de l’intérieur mais l’accepte dans 2 autres. En ce qui concerne la capitale Lomé, les circuits choisis par le parti de Tikpi Atchadam sont refusés par le ministre. Payadowa Boukpessi circonscrit la manifestation à la localité de Togblékopé.

Le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Payadowa Boukpessi a lancé jeudi à Lomé la tournée de concertation avec les acteurs d’état civil. Cette tournée s’étendra aux autres chefs-lieux de régions et de préfectures. Elle permettra d’échanger avec les acteurs concernés et recueillir les informations pouvant aider à approfondir le diagnostic du système d’état-civil togolais, de recenser les propositions des usagers.

La Coalition de l’opposition et le ministre l’administration territoriale ne s’accordent toujours pas. Alors que le regroupement de l’opposition entend tenir au total 27 meetings les 19 et 20 janvier prochains pour remobiliser ses troupes, Payadowa Boukpessi vient d’en interdire une dizaine. Pour le ministre, les forces de l’ordre et de sécurité ne sont pas en mesure de sécuriser plus de 10 meetings par jour.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition et le gouvernement togolais se déchirent à nouveau au sujet des manifestations annoncées pour le 12 janvier prochain. La marche nationale prévue par le regroupement politique sera finalement circonscrite dans le périmètre de la capitale togolaise. Le ministre de l’administration territoriale autorise les manifestations à Lomé mais les refuse à l’intérieur du pays. Pour Payadowa Boukpessi, la coalition n’a pas fourni les informations légales concernant les localités en région devant accueillir les manifestations.

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