Le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile a fait le point de la journée de vendredi et s’est prononcé sur la manifestation de la Dynamique Mgr Kpodzro. Le Général Damehame Yark a, par la même occasion, condamné une « mésaventure » à laquelle les togolais ont « refusé de s’associer ».

La première manifestation à laquelle a appelé Mgr Kpodzro et les acteurs de sa Dynamique a été dispersée vendredi à Lomé. Cette manifestation a pour mot d'ordre la contestation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 22 février dernier. On dénombre des blessés et des arrestations dans les rangs des contestataires.

Les forces du consensus démocratique ont rejeté jeudi les injonctions du ministre de l’administration territoriale au sujet des manifestations programmées sur le 1er février. Payadowa Boukpessi a décidé de modifier l’itinéraire de la manifestation de samedi et d’interdire le meeting programmé à Agoè. Dans un communiqué, l’organisation annonce l’annulation de toutes ses manifestations. Par ailleurs, les responsables de cette coalition d’organisations de la société mettent en garde le pouvoir de Faure Gnassingbé.

Les Forces du consensus démocratique veulent montrer leur capacité de mobilisation. La dynamique Me Ajavon, née il y a quelques semaines dans le cadre de la présidentielle 2020, appelle à une première manifestation de 2 jours. Composée d’organisation de la société civile, des partis politiques, des candidats déclarés et des citoyens sans étiquettes politiques, l’organisation compte œuvrer pour que l’alternance en 2020 soit une victoire collective.

Les forces du consensus démocratique requinquent les troupes pour de nouvelles marches de protestation. Composées d’organisation de la société civile, des partis politiques, des candidats déclarés et des citoyens sans étiquettes politiques, elles ont exhorté mercredi les Togolais vivant sur le territoire et dans la diaspora à se tenir prêts pour de grandes manifestations populaires.

La journée du 06 janvier 2020 a été  mouvementée aussi bien pour les habitants de Kadambara que pour les forces de l’ordre et de sécurité. Les deux camps se sont véritablement heurtés durant toute la journée. Tout est parti d'une manifestation spontanée d'un groupe de jeunes de la localité.

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) n’est pas indifférente à l’interpellation faite par l’Organisation des Nations Unies (ONU)  au sujet de la modification de  la loi sur les manifestations publiques au Togo. L’institution présidée par Nakpa Polo a dans un passé récent émis son avis sur la question tout en reconnaissant des restrictions des libertés par endroits dans ladite loi. Pour la nouvelle délibération de ce texte, la CNDH, à travers  son  rapporteur général suggère la voie à suivre aux autorités togolaises.

L’Organisation des Nations Unies saisit le gouvernement togolais au sujet de la modification de la loi relative aux manifestations publiques au Togo. Dans un courrier en date du 11 septembre dernier, le rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, le rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et la liberté d'association, le rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l'homme et la rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste ont demandé une nouvelle délibération de ce projet de loi.

La société civile togolaise revient sur la modification de la loi relative aux conditions de manifestations publiques au Togo. Sur l’initiative de Bring Back our Freedom (BBOF), elle a animé mardi à Lomé une conférence publique sur la liberté de manifestation et défis sécuritaire en démocratie. Il a été question essentiellement pour les acteurs du domaine de réfléchir à une mutualisation des efforts pour défendre la liberté de manifester.

La loi relative aux conditions de manifestations publiques au Togo, dénommée « Loi Bodjona » connaît un chamboulement avec des dispositions plus corsées. Elle a été modifiée mercredi par la représentation nationale. Dorénavant les manifestations publiques sont interdites dans certaines zones et sur certains axes. De même, la loi votée par les députés exige un seul itinéraire pour les marches et offre des pouvoirs aux autorités d’interdire des manifestations. Des dispositions qui n’existaient pas dans la version originale de la loi et qui sont liberticides pour des parlementaires de l'opposition.

ADS TG TERMINAL
  1. Populaires
  2. Tendance
Fermer