Le Front Citoyen « Togo Debout » (FCTD)  fait désormais alliance avec le Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement  (GRAD) pour défendre les intérêts du peuple togolais. Face à la presse mardi à Lomé, les deux organisations de la société civile ont entre autres réaffirmé leur engagement ferme aux côtés du peuple, exigé le déverrouillage des institutions de la République et exhorté à une vigilance accrue face au prochain dialogue annoncé par le gouvernement.  Pour le FCTD et le GRAD, le retour à la Constitution originelle de 1992 n’est pas utopique.

Le gouvernement togolais avait annoncé jeudi au cours de sa conférence de presse que des dispositions étaient en cours pour la remise en liberté des imams de Sokodé et de Bafilo arrêtés en marge des manifestations organisées par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. C’est désormais chose faite. Alfa Hassan Mollah (Sokodé) et Abdoul Wahid (Bafilo) ont recouvré vendredi leur liberté sous contrôle judiciaire selon une source gouvernementale.

Le gouvernement togolais était jeudi devant la presse nationale et internationale à Lomé. Occasion pour les ministres Gilbert Bawara de la fonction publique, Damehame Yark de la sécurité, Payadowa Boukpessi de l’administration territoriale et Pius Agbetomey de la justice de faire le point de la situation qui prévaut dans le pays, d’éclairer l’opinion sur les mesures prises pour la résolution de la crise et annoncer l’ouverture du dialogue dans les prochains jours.

La coalition des 14 partis de l'opposition a dévoilé mardi à la presse les circonstances dans lesquelles certains de ses militants ont été pris à parti sur le chemin du retour de la manifestation du weekend dernier. Les forces démocratiques de l'opposition  assimilent les actes de violence du samedi à une volonté manifeste du gouvernement de braquer l'opposition de la voir repousser le dialogue et appellent le peuple à la vigilance. Elles décident du report de la marche du jeudi en faveur d'une nouvelle série de manifestations de trois  jours prévues sur la semaine prochaine.

Il s’est tenu à Lomé lundi, le 18e dialogue politique entre le gouvernement togolais et l’Union Européenne. La session a permis aux deux parties d’aborder les questions sociopolitiques majeures de l’heure, la migration, les retombées du sommet Afrique-Europe, notamment. Les débats ont été dirigés par le Professeur Robert Dussey, Chef de la diplomatie togolaise et de Cristina Martins-Barreira, la cheffe de la délégation de l’Union Européenne au Togo.

Les forces de défense et de sécurité vont se retirer de la ville de Sokodé (338 km de Lomé). L’annonce a été faite lundi par le gouvernement togolais à travers un communiqué. Dans le même temps, les autorités décident de mettre en place un plan sentinelle devant renforcer la surveillance des lieux publics et sécuriser les marchés.

La Lettre du Continent, le journal d'investigation et d'enquête français est habitué à faire des révélations sur le Togo et ses gouvernants, sur l'organisation sécuritaire autour du Chef de l'État et sur la gouvernance du pays. Mais, le journal apprécié dans certains milieux togolais n'est pas en odeur de sainteté avec certaines personnalités qui l’accusent de manquer d'objectivité dans ses écrits. Il fait des mécontents aussi bien dans les rangs du régime en place que dans l’opposition.

Ça semble être plutôt bien passé entre la coalition de l'opposition togolaise et l'émissaire du président ghanéen Nana Addo- Akufo qui discutaient mardi de la crise togolaise. La rencontre annoncée pour baliser la voie à un dialogue entre le pouvoir et l'opposition a permis à Jean Pierre Fabre et compagnie de faire des propositions au ministre ghanéen  de la sécurité.

Pour l’année 2018, le Togo aura un budget de gestion estimé à environ 1.318,5 milliards de francs CFA. Le projet de loi, qui tient compte de l’environnement économique international et l’évolution récente de l’économie togolaise, a été adopté mercredi par le conseil des Ministres.

Devant la presse dans la matinée de mercredi à Lomé, la coalition des 14 partis politiques de l'opposition a fait le point de la manifestation de mardi à Lomé et dans les localités de l'intérieur du pays. Le regroupement a dénoncé la situation qui prévaut à Sokodé et à Bafilo et appelle les populations togolaises à maintenir la pression.

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