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La coalition des 14 partis politiques togolaise enregistre une nouvelle défection en son sein. Il s’agit de celle du Parti des Togolais (PT). La formation politique dirigée par Nathaniel Olympio a annoncé son retrait du regroupement de l’opposition après le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), le Togo Autrement, Santé du Peuple, le MCD et le Parti National Panafricain (PNP), dont la position n’est pas toujours explicitée. Le Parti des Togolais estime qu’il ne retrouve plus la cohérence qui a toujours caractérisé l’enchainement de ses positions.

C’est Brigitte Adjamagbo-Johnson qui fait l’annonce de la rencontre avec Faure Gnassingbé. Le Chef de l’Etat togolais reçoit dans le courant de la journée les leaders de la Coalition de l’opposition. Pour la Coordinatrice du regroupement de l’opposition, il sera question de parler essentiellement de la mise en œuvre des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales et l’organisation consensuelle des prochaines élections. L'information est également confirmée par la Présidence togolaise.

Le président des Forces démocratiques pour la République (FDR) est triste. Ce leader de la Coalition de l’opposition ne supporte pas la situation qui prévaut actuellement dans le pays. L’acteur politique qui a avoué il y a quelques jours que le regroupement de l’opposition est en difficulté, se dit également très touché par la gouvernance actuelle du pays. Se prononçant sur le Plan national de développement lancé en début du mois par le Chef de l’Etat, Me Apevon parle de la poudre de perlimpinpin.

Les Forces vives « Espérance pour le Togo » tient depuis vendredi à Lomé un forum citoyen. Le but est de parvenir à une fédération des énergies citoyennes permettant de converger les stratégies pour l’obtention des réformes politiques. Plusieurs leaders des organisations de la société civile, des partis politiques mais aussi des représentants des chancelleries étaient présents à l’ouverture de la rencontre. Dans son intervention à l’ouverture, le Père Pierre Marie-Chanel Affognon a appelé les togolais à s’armer de courage pour faire aboutir la lutte.

Aimé Gogue a enfin levé un petit coin de voile sur l’affaire des 30 millions qui éclabousse la coalition des 14 partis de l’opposition togolaise ces derniers temps. Le président national de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) affirme que l’enveloppe en question a été une offrande venant d’un Chef d’Etat. Cependant il conteste l’idée selon laquelle les 30 millions étaient destinés à corrompre le groupe que coordonne, Brigitte Kafui Adjamagbo.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise mènera dans les prochains mois  la bataille pour l’alternance politique au Togo sur deux fronts. Elle va se préparer pour les élections locales et au même moment  mobiliser les populations à redescendre dans les rues. Ces prochaines manifestations auront pour objectif de s’inspirer du peuple algérien pour contraindre Faure Gnassingbé à renoncer à la course à la présidentielle de 2020, comme vient de le faire Abdelaziz Bouteflika.

La Coalition de l’opposition togolaise a dévoilé mardi les conclusions de ses journées de réflexion. On retient que le regroupement entend se réorganiser et poursuivre la mobilisation populaire pour obtenir les réformes constitutionnelles et institutionnelles. La Coalition s’est restructurée et prévoit participer aux prochaines élections locales en groupe. La même stratégie est prévue pour l’élection présidentielle de 2020 avec le choix d’un candidat unique. Elle s’engage à tout mettre en œuvre pour gagner la prochaine présidentielle et faire du mandat, une transition devant impliquer tous les acteurs.

Le Parti national panafricain (PNP) entend poursuivre et renforcer la lutte politique qu’il a entamée le 17 août 2017. Le parti promet un nouveau mot d’ordre dans les jours à venir. Il exige la liberté de mouvement de son président Tikpi Atchadam. La formation politique demande aux togolais de rester mobilisés pour obtenir les réformes devant consacrer le retour à la Constitution de 1992 et le droit de vote de la diaspora. Ce sera surtout pour conclure la lutte au plus tard en 2020, selon l’axe programmatique de sa Déclaration de Tchamba.

Le Parti National Panafricain (PNP) entend rencontrer la presse dans les jours à venir pour se prononcer sur l'évolution des dernières actualités sociopolitiques au Togo. En prélude à cette sortie médiatique, la formation politique  de Tikpi Atchadam clarifie sa position sur la participation ou non des prochaines élections locales. Le  parti ira à ces élections si seulement si ses revendications posées depuis le 19 août 2017 arrivent à être satisfaites par le pouvoir.

Gerry Taama renvoie les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales à plus tard et n’a désormais d’yeux que pour les élections locales. Celui qui promettait une session extraordinaire du Parlement pour l’opérationnalisation des réformes a d’autres priorités. Vendredi, il a déclaré qu’il soutient l’organisation des locales même en l’absence des réformes. Pour lui, les réformes demandées n’ont aucun lien avec les élections locales. En plus, M. Taama n’a pas raté la Coalition qu’il accuse d’avoir mené de faux combats pour finalement tout perdre.

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